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pitchoune21
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des images d'animaux,de séries,mes poèmes,des acteurs,des signature de prénom ke je fais et encore..
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20.02.2006
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22.12.2007
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legendes

LE SERPENT DES PYRÉNÉES,

Posté le 01.07.2006 par pitchoune21

Une légende gasconne affirme qu'il y avait autrefois, dans la Montagne (les Pyrénées), un Serpent long de cent toises, plus gros que les troncs des vieux chênes, avec des yeux rouges, et une langue en forme de grande épée. Ce Serpent comprenait et parlait les langues de tous les pays ; et il raisonnait mieux que nul chrétien n'était en état de le faire. Mais il était plus méchant que tous les diables de l'enfer, et si goulu que rien ne pouvait le rassasier.

Nuit et jour, le Serpent vivait au haut d'un rocher, la bouche grande ouverte comme une porte d'église. Par la force de ses yeux et de son haleine, les troupeaux, les chiens et les pâtres, étaient enlevés de terre comme des plumes, et venaient plonger dans sa gueule. Cela fut au point que nul n'osait aller
Le forgeron prépare
ses barres de fer

garder son bétail à moins de trois lieues de la demeure du Serpent. Alors, les gens du pays s'assemblèrent, et firent tambouriner dans tous les villages : « Ran tan plan, ran tan plan, ran tan plan. Celui qui tuera le Serpent, sera libre de toucher, pour rien, sur la Montagne, cent vaches avec leurs veaux, cent juments avec leurs poulains, cinq cents brebis et cinq cents chèvres. »

En ce temps-là vivait un jeune forgeron, fort et hardi comme Samson, avisé comme pas un. « C'est moi, dit-il, qui me charge de tuer le Serpent, et de gagner la récompense promise. » Sans être vu du Serpent, il installa sa forge dans une grotte, juste au-dessous du rocher où demeurait la male bête. Cela fait, il se lia, par la ceinture, avec une longue chaîne de fer, et plomba solidement l'autre bout dans la pierre de la grotte. « Maintenant, dit-il, nous allons rire. »

Alors, le forgeron plongea dans le feu sept barres de fer grosses comme la cuisse, et souffla ferme. Quand elles furent rouges, il les jeta dehors. Par la force des yeux et de l'haleine du Serpent, les sept barres de fer rouges s'enlevèrent de terre comme des plumes et vinrent plonger dans sa gueule. Mais le forgeron fut retenu par sa chaîne, et il rentra dans la grotte. Une heure après, sept autres barres de fer rouge, grosses comme la cuisse, s'enlevèrent de terre comme des plumes et vinrent plonger dans la gueule du Serpent. Mais le forgeron fut retenu par sa chaîne, et il rentra dans la grotte.

Ce travail dura sept ans. Les barres de fer rouge avaient mis le feu dans les tripes du Serpent. Pour éteindre sa soif, il avalait la neige par charretées ; il mettait à sec les fontaines et les gaves. Mais le feu reprenait dans ses tripes, chaque fois qu'il avalait sept nouvelles barres de fer rouge. Enfin, la male bête creva. De l'eau qu'elle vomit en mourant, il se forma un grand lac. Alors, les gens du pays s'assemblèrent, et dirent au forgeron : « Ce qui est promis sera fait. Tu es libre de toucher, pour rien, sur la Montagne, cent vaches avec leurs veaux, cent juments avec leurs poulains, cinq cents brebis et cinq cents chèvres. »

Un an plus tard, il ne restait plus que les os du Serpent sur le rocher dont il avait fait sa demeure. Avec ces os, les gens du pays firent bâtir une église. Mais l'église n'était pas encore couverte, que la contrée fut éprouvée, bien souvent, par des tempêtes et des grêles comme on n'en avait jamais vu. Alors, les gens comprirent que le Bon Dieu n'était pas content de ce qu'ils avaient fait, et ils mirent le feu à l'église.




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brocéliande

Posté le 01.07.2006 par pitchoune21
L'Armorique ou “Petite Bretagne” est bien présente dans l’ample cycle breton, cinq volumes réunis d’emblée par Chrétien de Troyes, autour de 1170. Certes, les aventures du roi Arthur et de sa cour concernent également le Pays de Galles et la Cornouailles britannique, c’est-à-dire la partie nord du royaume.

Néanmoins, bien des épisodes animés de la Quête du Graal ou des amours ambiguës de la fée Viviane et de l’enchanteur Merlin se déroulent en Brocéliande, aujourd’hui forêt de Paimpont. Et, plus à l’ouest, l’on n’oubliera pas les bois du Huelgoat ; on y découvre la Grotte d’Artus, un abri sous un gros rocher, et son Camp, une très ancienne enceinte fortifiée en ellipse.

Armorique ou “Petite Bretagne” est bien présente dans l’ample cycle breton, cinq volumes réunis d’emblée par Chrétien de Troyes, autour de 1170. Certes, les aventures du roi Arthur et de sa cour concernent également le Pays de Galles et la Cornouailles britannique, c’est-à-dire la partie nord du royaume.

croque mitaine

Posté le 01.07.2006 par pitchoune21
Le Boogeyman, plus connu sous le nom de croque-mitaine est un monstre fantomatique légendaire que les enfants considèrent souvent comme vrai. Le croque-mitaine n’a pas d’apparence particulière, il est parfois assimilé à une personne réelle, souvent à un serial killer connu (tel Albert Fish). Le terme croque-mitaine est également utilisé pour évoquer une personne ou une chose dont quelqu’un a une peur irrationnelle.
La plus commune des peurs de l’enfance à laquelle le croque-mitaine est associé est un personnage (habituellement un monstre) qui se cache dans la chambre, sous le lit, ou dans un placard. Il est dit que le croque-mitaine menace et attaque ainsi les dormeurs pour les effrayer.

Parfois les parents utilisent le croque-mitaine pour contrôler leurs enfants, les encourageant à croire qu’un tel monstre sévit seulement sur les enfants turbulents. Ce type de croque-mitaine existe pour cibler une transgression particulière, par exemple un croque-mitaine qui persécute les enfants parce qu'ils sucent leur pouce ou pour tout autre mauvais comportement. Des méthodes similaires d’éducation traditionnelle l’utilisent au travers d’autres personnages tels que Zwarte Piet (en anglais : Black Peter) : Le père Fouettard vêtu de noir qui punit les enfants méchants et qui accompagne Saint Nicolas (le Père Noël) lors de ses tournées

korrigans

Posté le 01.07.2006 par pitchoune21
Les lutins et les gnomes qui abondent en Bretagne se nomment ici korrigans, farfadets, korrils ou poulpiquets. Toujours d’allure humaine et de toute petite taille, ces créatures se révèlent parfois capricieuses et facétieuses. Ils sont toujours prêts à vous entraîner dans leur sarabande et sont partout. Peu actifs en hiver, ils se calfeutrent sous terre ou au creux des arbres ; aux beaux jours, ils deviennent familiers et farceurs, menant parfois grand bruit, la nuit, pour effrayer l’habitant.

Les korrigans, “danseurs de nuit” de l’île d’Ouessant invitent les passants à se joindre à leur ronde sur les falaises en leur promettant des trésors. Celui qui accepte doit planter son couteau en terre ; puis, il faut qu’en suivant la danse, il rase le couteau à chaque tour sans le dépasser. S’il réussit, les lutins lui accordent sa demande quelle qu’elle soit.

LA LÉGENDE D'ANCHOINE

Posté le 01.07.2006 par pitchoune21
Alors qu'Oleron tenait encore au continent par une large bande de rochers, allant d'Ors à la pointe du Chapus, la Seudre se déversait dans une baie dont les eaux calmes baignaient l'île d'Armotte. L'aspect de la côte saintongeaise, à cette époque lointaine, était bien différent de celui qu'elle présente aujourd'hui. La « baie d'Anchoine » - ainsi s'appelait le rivage qui est devenu le pertuis de Maumusson - était un vaste lac, communiquant vers l'ouest avec l'Océan. Ce n'est que beaucoup plus tard, quand furent emportés les rochers du Chapus par les courants, que le passage de Maumusson s'élargit, que l'île d'Arvert, ou d'Allevert, se forma au sud de celle d'Armotte disparue.

Quand les peuples d'Orient envahirent la Gaule, plusieurs tribus descendirent le cours de la Garonne jusqu'à l'Océan. Ce sont des Phéniciens qui, voyant une baie profonde, à l'abri d'un promontoire, firent voile vers l'île d'Armotte. On sait qu'ils étaient des navigateurs hardis, les véritables princes des mers. En abordant sur le littoral, en entrant dans un golfe que les marées ne paraissaient pas agiter, ils comprirent que c'était là un point propice aux trafics maritimes. L'île d'Armotte était presque entièrement couverte de bois, ne présentant aucune difficulté d'approche, son sol paraissait fertile, il serait aisé de créer, sur cette terre isolée, un petit port de pêche et d'y vivre en toute tranquillité. La tribu en prit possession et, après quelques années, une ville modeste y était construite qui s'appela successivement, Sanchoniate, du nom du chef de la tribu, puis, Anchoniate, Anchoine.

L 'île d'Armotte se peupla peu à peu, mais, après deux siècles d'occupation, les Phéniciens en furent chassés par les peuples migrateurs qui se ruaient sur l'Occident. Anchoine vit venir des Celtes, des Ibères, sans que son importance maritime eût trop à en souffrir. Le pays était salubre, les pêcheries productives, il n'en fallait pas davantage pour retenir les nouveaux venus. Plusieurs tribus celtiques prirent possession des îles de la rive gauche de la Seudre, cependant que les Ibères traversaient la mer pour se diriger vers les Pyrénées. Une immense forêt couvrait le plateau séparant le cours de la Seudre des eaux du golfe. Cette forêt, qui existait encore au Moyen Age sous le nom de forêt de Satiste, se continuait sur le territoire d'Armotte. A la pointe ouest de cette île, Anchoine abritait des familles gauloises, jalouses de leurs traditions, de leurs croyances, de leurs moeurs. Ce sont elles qu'on trouve à la base de l'arbre généalogique des Santons.

Les druides, les prêtresses, entretenaient chez les Santons le fanatisme et les superstitions. Ils développaient en eux les sentiments de vie libre et d'attachement à la terre natale, pour lesquels ils devaient lutter pendant des siècles. Conserver leur indépendance, s'insurger contre toute oppression, s'opposer par la force brutale des armes à l'affaiblissement de leur petite patrie, les ont portés, dès la plus haute Antiquité, à des actes de désespoir. La conquête des Gaules par César jeta le plus grand trouble parmi les peuples santons. A mesure que s'avançaient vers l'ouest les légions romaines, tout le pays de Saintonge tressaillit d'épouvante et s'affola. Les hommes, les femmes, eurent le pressentiment qu'une calamité publique les menaçait. Eux, qui ne connaissaient pas la peur, frémirent, non de crainte, mais d'indignation.

Dans l'ancienne Gaule, chaque peuplade avait sa « fada », sorte de sorcière à laquelle tout le monde accordait une confiance aveugle. On voyait en elle une fée sacrée, envoyée sur la terre par le dieu Teutatès. Elle participait aux cérémonies religieuses des druides, à la tête des prêtresses. Myrghèle, la fada des Santons, s'était retirée dans l'île d'Armotte à l'approche des soldats de César, et se cachait à Anchoine, où elle jetait des sorts et mettait le trouble dans les esprits. Une secte de druides et de druidesses s'y trouvait déjà depuis longtemps. Dans la partie la plus sauvage de l'île, sous les grands chênes, dont les feuilles se mêlaient aux boules blanches du gui, existait un cercle de hautes pierres levées entourant un dolmen. C'est là que se célébrait, de temps immémorial, le culte païen des Gaulois.

C e dolmen, masse de pierre informe, bloc monstrueux élevé, à hauteur d'homme, sur quatre piliers de pierres frustes, avait quelque chose de sinistre. Au milieu de la table apparaissait un trou rond, et assez large pour permettre de voir un coin du ciel. C'est par ce trou que s'écoulait le sang des victimes quand se faisaient les sacrifices humains.

L'île d'Armotte, presque inconnue dans l'intérieur des terres, devait, avant de disparaître, être témoin des horreurs barbares du paganisme. Ses habitants, quelques centaines, s'adonnant à la pêche, à la chasse, à la culture des céréales, vivant dans le calme et la solitude devant une mer apaisée, abrités par une épaisse forêt, voulurent, avant de préparer la résistance contre l'envahisseur qui s'approchait, consulter leurs prêtres, leur demander aide et protection. Druides et druidesses jugèrent que c'est à la fada qu'il fallait s'adresser.

M yrghèle, cachée dans sa petite cabane d'Anchoine, était amoureuse. Celui qu'elle aimait restait insensible à ses avances et lui avoua qu'il s'était fiancé à Sylvane, la fille d'un pêcheur, dont l'amour était égal au sien. Ils devaient s'épouser bientôt. La fada voua, dès lors, à Sylvane, une haine farouche en se jurant d'empêcher le mariage. Comment ? Elle ne savait pas encore. C'est à ce moment que se tint une assemblée de druides dans la clairière du dolmen pour répondre au désir des habitants de l'île. Myrghèle était au milieu d'eux, enveloppée dans une cape gauloise d'une blancheur éclatante. Neuf druidesses, toutes vêtues de blanc, l'entouraient. Rangés en cercle, le front couronné de gui, tenant à la main une faucille d'or, les prêtres attendaient religieusement la décision de la fada sacrée. L'expression sévère de sa physionomie, la fixité de son regard d'hallucinée, la hardiesse de sa parole, allaient produire sur l'assistance une véritable fascination.

C 'était le soir. Les dernières lueurs du crépuscule s'éteignaient sur la mer, la lune montait lentement dans le ciel. Il y avait quelque chose de si étrange, de si impressionnant dans ce groupe de robes blanches, immobiles sous les chênes, qu'on pouvait croire que c'étaient les ombres de la nuit, vêtues en fantômes, qui se trouvaient à un rendez-vous mystérieux dans ce coin de forêt sauvage. Montée sur une pierre grossière, près du dolmen, dominant l'assemblée, les cheveux en désordre, sa cape tombée à ses pieds, la poitrine demi-nue, Myrghèle clamait avec exaltation l'oracle des dieux. Un rayon de lune, filtrant à travers les branches, éclairait son visage transfiguré, donnait à cette femme l'aspect d'un spectre hideux.

« Ecoutez, criait l'ignoble sorcière, écoutez la voix de Teutatès qui vibre en moi. Je suis l'envoyée des dieux pour vous guider, pour vous sauver à l'heure du danger. Redressez-vous, prêtres qui m'écoutez, allez dire au peuple que Teutatès ne l'abandonnera pas, mais qu'il exige du sang, du sang pur de vierge ! Allez, et amenez ici la plus belle des vierges de l'île d'Armotte. Vous la connaissez, c'est Sylvane. Le Maître nous écoute, il faut que cette nuit même elle soit immolée sur l'autel sacré des ancêtres. Obéissez, pour conjurer les menaces du destin ! »

La voix terrible se tut, brisée par un effort surhumain, par une surexcitation de folie et de haine. A cet appel farouche succéda un effroyable silence, comme si un souffle de mort venait de passer sur les bois endormis, et l'on ne perçut plus que le frôlement des robes des prêtres et des druidesses disparaissant dans les ténèbres. La fada, l'ignoble fée, restée seule au pied du dolmen, la face crispée par un rictus satanique, attendait l'heure prochaine de sa vengeance.

Minuit. La lune est maintenant voilée de gros nuages noirs. Là-bas, vers l'ouest, un grondement sourd monte du large banc de sable qui barre l'entrée de la baie d'Anchoine. Ce bruit lointain, inaccoutumé, se rapproche sous la poussée des vents du large, semble l'annonciateur d'une tempête. Dans l'obscurité, les druides rentrent sous bois, un à un, se faufilent entre les chênes, viennent ranger autour du monument celtique. Ce sont bien des fantômes, des fantômes de mort, qui marchent dans les ténèbres. Et le grondement de l'Océan se fait plus lugubre, roule vers la clairière avec une force croissante, comme si quelque ouragan, venant d'un monde inconnu, chassait devant lui des flots soulevés jusque dans leur profondeur.

L e moment tragique était arrivé. Quatre hommes, vêtus de peaux de bêtes, les cheveux incultes tombant sur leurs épaules, surgirent dans la nuit, portant une femme à demi morte, dont les gémissements auraient ému des êtres moins sauvages. La tempête faisait rage, les arbres, secoués d'un étrange frémissement, semblaient se serrer les uns contre les autres, comme pour faire plus grande la clairière maudite où le dolmen, aux contours noyés d'ombre, s'allongeait, pareil à une pierre tombale posée au-dessus de la fosse d'un géant. Trois druidesses, drapées dans leurs robes flottantes, s'avancèrent pour saisir la victime, pendant que les prêtres chantaient un psaume mystique, dont les notes se perdaient dans la nuit. Myrghèle, mue par une force supérieure, escalada le dolmen et les trois druidesses jetèrent Sylvane sur la table de granit. Avec des gestes brusques et saccadés, la fada, horrible à voir, les traits décomposés, la figure grimaçante, dévêtit brutalement la victime et, tirant un stylet de sa ceinture, s'agenouilla pour lui percer le coeur.

A la minute même où Sylvane allait être immolée, un éclair déchira le ciel, un cataclysme effroyable bouleversa l'île d'Armotte. La terre trembla, un abîme immense, monstrueux, s'ouvrit brusquement, où le dolmen et tous ceux qui l'entouraient disparurent. Les arbres s'abattirent les uns sur les autres et tombèrent dans le gouffre. La mer déchaînée montait, montait toujours, avec une violence croissante, submergeait, d'un raz de marée dévastateur, l'île entière. Au soleil levant, Anchoine n'existait plus, tous ses habitants avaient été noyés. La foudre, la tempête, l'Océan en furie s'unirent en ce temps-là pour modifier profondément la configuration du rivage. Armotte disparue, les flots eurent, par la suite, toute facilité pour aller saper, déchiqueter, et enfin abattre les rochers du Chapus.


L a baie d'Anchoine allait devenir, au cours des siècles, le pertuis de Maumusson, et le territoire d'Oléron, l'île qu'ont trouvée les proconsuls romains au début de l'ère chrétienne. On voit aujourd'hui les ruines d'un dolmen à la pointe du rocher d'Ors, sur la côte d'Oléron, à une faible distance de la situation présumée de l'île d'Armotte. Si on pense aux perturbations géologiques qui ont apporté tant de changements à cette partie du littoral, il est permis de supposer que le dolmen d'Anchoine, après avoir été roulé par les flots dans les profondeurs sous-marines, s'est trouvé à la pointe d'Ors quand le niveau des eaux a baissé. N'a-t-on pas la preuve de cet abaissement dans la position actuelle des grottes de Meschers ?
Les grottes de Meschers



Les légendes s'inscrivent en marge de l'histoire, mais elles sont, bien souvent, l'écho de traditions millénaires, ayant trouvé leur origine dans des événements ou des faits qui ne sauraient être purement imaginaires. L'existence d'Anchoine ne peut être mise en doute, non plus que celle de l'île d'Armotte et des autres îles du pays d'Arvert, devenues continentales.

A u Moyen Age, des marins ont affirmé, alors qu'ils naviguaient près de l'embouchure de la Seudre, avoir vu, par mer calme et limpide, des toitures, des crêtes de murailles presque à fleur d'eau. Ils avaient l'impression de passer au-dessus d'une petite ville immergée, tant étaient nombreuses les ruines de constructions. Encore une légende, dira-t-on ? Peut-être. Ce qui n'en est pas une, c'est l'existence actuelle du « fond d'Anchoine », près de Ronce-les-Bains, et du petit écueil de Barat, à l'embouchure de la Seudre, reste d'un îlot qui a tenu à la terre ferme et était cultivé au XIV e siècle.

La Route en Corniche, catalyseur de toutes les peu

Posté le 01.07.2006 par pitchoune21
Entre terre et mer, presque entre deux mondes, la route en corniche fait figure de purgatoire pour les " âmes pas ramassées " . Et elles sont nombreuses, ces âmes en peine qui errent dans l'attente de la délivrance. Les premiers fantômes remontent à la construction de la route.

Dès les années 60, la mort accidentelle d'ouvriers frappe les esprits... Il ne faut pas attendre longtemps pour que les premiers éboulis confirment la réputation sulfureuse de la route. Et aux âmes des ouvriers s'ajoutent bientôt celles des automobilistes tués au volant.

D'autant plus que la chaussée passerait sur le site même ou se trouvait le premier cimetière de l'île... Une légende est née, et avec elle son cortège de croyances et de peurs, de comportements et de rumeurs. A commencer par la fameuse histoire de l'auto-stoppeuse, dont il existe plusieurs versions. La première reste sobre.

La mésaventure serait survenue à de nombreux automobilistes généreux. Au volant de leur voiture, insouciants ou ne croyant pas aux fantômes, ils auraient oublié les plus élémentaires règles de prudence. A savoir, ne jamais s'arrêter de nuit sur la route en corniche. Confiants, ils auraient chacun cédé à l'appel d'une auto-stoppeuse jeune et jolie et de surcroît animée d'un sourire bienveillant.

Véhicule arrêté, porte grande ouverte, ils proposaient à la jeune femme de monter à bord pour faire un bout de chemin. Mais plus souriante qu'un ange, l'apparition restait sur le bas côté de la route, sans entrer dans l'auto. Et pour cause : sans jambes, la jeune femme n'était qu'un buste flottant !

D'autres versions, qui ne sont pas sans rappeler la dame blanche racontée en métropole, laissent la jeune femme prendre place à bord du véhicule. Elle prodigue alors des conseils de prudence au conducteur avant de disparaître subitement. Panique garantie !

Mais c'est l'histoire de la veste qui reste la plus surprenante. Si elle fut publiée, la rumeur en a fait une histoire véridique dont un journaliste est la victime malgré lui. Il était dit un peu partout que l'homme en question s'était arrêté de nuit sur la route en corniche pour prendre en stop une jeune femme.

La pauvre grelottait de froid, alors il lui offrit galamment sa veste. Il la déposa chez elle et s'en retourna chez lui sans autre problème. Ce n'est que le lendemain qu'il se souvint avoir oublié sa veste. Il retourna donc chez la jeune femme, où il trouva porte close.

Des voisins lui apprirent que la jeune femme était morte des années auparavant, dix ans juste ce soir là, dans un terrible accident de voiture, justement à l'endroit où il l'avait prise en stop. Bouleversé, il se rendit au cimetière pour vérifier ce qu'on lui avait raconté. Et c'est sur la tombe même de la jeune femme qu'il retrouva sa veste...

la ville d'Ys

Posté le 01.07.2006 par pitchoune21
Le plus populaire de ces récits millénaires paraît être la légende de la ville d’Ys ; sans doute est-ce la plus dramatique ? Il s’agit d’une brutale submersion de la capitale du roi Gradlon de Cornouaille, en Armorique. Cette cité riche, brillante et réputée, est en même temps fragile, menacée par la mer. Construite en fond de baie, c’est une “ville basse”, en breton Ker-Is, protégée de l’océan par de fortes digues. On accède au port par une écluse, dont le roi seul conserve la clé à son collier.

Sans crainte du danger, on mène fort joyeuse vie en cette ville-close, à l’instar de Dahut, la fille de Gradlon, qui se livre à la débauche. Elle change sans cesse d’amants, les élimine soit par strangulation au lacet, soit au moyen d’un masque de soie qui se transforme à l’aube en griffes de métal. Un matin, arrive en ville un séduisant prince étranger ; Dahut l’invite. Amoureuse, elle consent à sa demande de dérober la clé au cou de son père endormi ; naïve, elle ne reconnaît pas le Diable, sous le bel habit rouge. Il ouvre le vantail à mer haute, les vagues s’engouffrent ; surpris en pleine nuit, les habitants tentent de fuir la noyade

légende de la bète

Posté le 01.07.2006 par pitchoune21
Pays de mystères et de légendes, la cité angloise abrite une bien étrange histoire : la légende de " la bête qui mangeait la beauté des filles d'Angles ". Surmontant fièrement le fronton de l'église, d'aucun révèle qu'elle toise encore le passant d'un regard inquisiteur à la recherche de proies improbables. Entre réalité et imaginaire, il ne subsiste aujourd'hui qu'une légende qui raconte les méfaits d'une malebête dont les habitants n'ont jamais su si elle était un véritable ours malfaisant ou une incroyable créature démoniaque. D'ailleurs, vous ne verrez que peu d'entre eux lever les yeux au ciel pour détailler la morphologie de l'angoissante chimère, leurs regards évitant de croiser celui d'une malebête qui, aujourd'hui encore, inspire à la fois crainte et respect…

"... Une méchante bête, faite comme une grande ourse, mais trois fois plus grosse, ravageait les environs du bourg d'Angles. Elle faisait sa résidence, non loin d'un gué très fréquenté, dans une grotte qu'ombrageait un figuier, et surveillait de là tout ce qui se passait aux alentours. Les vieux hommes et les vielles femmes pouvaient impunément se montrer à petite distance de sa dent. Mais malheur aux bachelers et aux jeunes filles qui s'aventuraient à demi-lieue à la ronde, ils étaient impitoyablement dévorés. Son repas achevé, la bête allait baigner sa longue fourrure dans le ruisseau voisin, qui, depuis, a reçu le nom de Troussepoil. Vainement, on avait cherché à délivrer la contrée de ce fléau ; vainement les moines de Fontaines et de Talmond, ainsi que tous les curés du voisinage, sans parler du légat du Pape, avaient voulu s'en mêler, ils s'étaient adressés à plus fort qu'eux, parce qu'ils n'étaient pas assez purs. Un avait embrassé une fille, le matin, avant de tenter l'entreprise : un autre avait bu quatre chopines passé minuit ; un troisième, c'était le légat, avait cassé la tête d'un vilain, qui avait voulu baiser les pieds de sa mule. Un abbé d'Angles n'avait, au contraire, jamais regardé les joues des filles avec envie, il ne buvait que de l'eau claire, et, depuis trente ans au moins, on ne pouvait l'accuser d'avoir administré la moindre volée de coups de trique au plus chétif de ses vilains.
Donc, voyant que tous y perdaient leur latin, cet homme d'une piété exemplaire se décida à tenter lui-même l'aventure. Mais, avant de s'exposer à un si grand péril, il passa cinq jours et cinq nuits dans le jeûne et la prière. Au bout de ce temps, il alla résolument trouver le monstre dans son marais, le jeta d'un signe de croix à ses pieds et le rendit aussi doux qu'un agneau, rien qu'à le toucher du bout de son bâton pastoral. Une demi-heure après, il arrivait, suivi de la bête, sur la cohue d'Angles, au milieu de la foule des paysans à la fois épouvantée et joyeuse, qui clamait de toutes ses forces : " Miracle ! Miracle ! Gloire à Dieu ! Miracle ! " - Il n'y eut que les filles du bourg, naturellement folles comme des linottes, qui, au lieu de remercier l'abbé de les délivrer d'un pareil danger lui dirent en le gouaillant : " Dompis quand, père Martin, êtes-vous berger du diable ? ". L'abbé se contenta de les regarder de travers, et, touchant de nouveau la bête de sa crosse de bois, lui ordonna de gravir le long du pignon de l'église. Lorsqu'elle fut parvenue au sommet, il fit un signe de croix, ce qui la changea du coup en pierre. Puis il lui cria : " Tu ne vivras désormais que de la beauté des filles d'Angles ! ". Aussitôt dit, aussitôt fait, les bachelères assemblées sur la cohue se sentirent devenir laides, rien qu'à voir les yeux des garçons se détourner d'elles, et, à dater de ce jour, l'ourse a toujours eu le ventre gros comme une barrique, tant elle a tondu de près sa nourriture ; ce qui n'a point empêché les filles du bourg de courir après les hommes, tout aussi vite qu'avant leur malheur.. "

les dames blanches

Posté le 01.07.2006 par pitchoune21
Si les fées paraissent proches des anges gardiens, il est des apparitions féminines bien moins sécurisantes, dans l’obscurité ou lorsque le brouillard flotte sur l’eau, quand la brume s’accroche aux haies. On parle alors de dames blanches. On les rencontre la nuit venue au voisinage de châteaux.
A Châtelaudren, sur l’emplacement de l’ancien château des comtes de Goëlo, la belle Marguerite de Clisson continue de témoigner des luttes sanglantes qui se déroulèrent en Bretagne au cours des XIVème et XVème siècles, alors que les familles de Blois et de Montfort se disputaient le trône ducal.
A Rennes, sur la place du Palais, les Demoiselles de Raynac, guillotinées pendant la Terreur, continuent de revenir certaines nuits de pluie ou de brouillard, sur les lieux de leur supplice.

les fées

Posté le 01.07.2006 par pitchoune21
Féminines, belles et légères, innombrables, diverses de forme et de taille, d’attributs et de pouvoirs, on connaît leur baguette magique et leurs anneaux. Elles se montrent, en général, savantes et protectrices, secourables aux hommes et attentives aux enfants ; certes, il en est de maléfi ques, proche des sorcières. Maîtresses du destin,
elles disposent d’une immense capacité d’illusion, au point que l’on appelle un mirage, fata morgana, la Fée Morgane.
Demi-soeur du roi Arthur, élève de Merlin et experte en magie, délaissée par Lancelot, trahie par le chevalier Guyomard, elle se venge et emprisonne à jamais les amants infi dèles dans le Val sans Retour, en forêt de Brocéliande.
Mais un jour, les fées auraient été chassées de
Brocéliande pour un motif oublié. Elles pleurèrent tant de larmes que se créa une mer intérieure, le Golfe du Morbihan. Elles y jetèrent leurs couronnes de fleurs qui donnèrent le jour aux 365 îles du golfe. Trois couronnes s’aventurèrent jusqu’à l’océan pour former Houat, Hoëdic et la plus belle, celle de la reine des fées, Belle-Ile.
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